23.02.2015

Dossier « Pension Police » : état des lieux Nous exigeons le respect de la parole donnée par la reconnaissance du caractère spécifique et dangereux de la profession.

vincents


Zaventem, 22 février 2015

Régulièrement – et c’est parfaitement légitime vu le contexte actuel – on nous pose la question de savoir où en est ce dossier. Comme tout le monde le sait, depuis la dernière réunion de négociation qui date déjà du 20/11/2014, il y a eu quelques rares et pauvres réunions bilatérales. A ces occasions, aucun texte officiel ne nous a été communiqué, et le but est de sonder les différents acteurs pour un retour possible à la table.

Et notre point de vue a toujours été univoque sans changer d’un iota. Nous sommes connus pour être cohérents dans notre point de vue et sa défense :

– Réparation des droits annulés ;

– Une solution adhoc pour les officiers ;

– Un cadre « pension » futur qui tient compte non seulement du caractère lourd du métier, mais aussi de sa spécificité et de sa dangerosité.

Nous avons constaté que les politiques restent littéralement vissés au texte rédigé à ce sujet dans l’accord de gouvernement. Et de ce fait, ils foulent au pied les promesses faites. Car il nous plaît de rappeler que le ministre de l’Intérieur a évoqué dans les médias, juste après la première réunion de négociation, « que si cela dépend du gouvernement, les policiers pourront partir à la pension anticipée à 58 ans. ». Et les premiers textes soumis … étaient très loin de cette promesse. Pour nous, une parole est une parole … ou doit-on comprendre que le ministre s’est fait rappeler à l’ordre ?

Qu’est ce qui est certain pour l’heure ?

La mesure transitoire appelée « article 90 » est garantie. Ce qui signifie que ceux qui était pensionnés avant le 10/07/2014 … demeurent pensionnés. L’interprétation large que nous souhaitions voir adoptée en ce qui concerne « ceux qui avaient le droit d’introduire leur dossier pension au 10/07/2014 » – remontant un an avant – est garantie par le ministre.

Vu que nous ne disposons à ce jour d’aucun texte officiel, tout le reste n’offre aucune certitude ni garantie.

Mais cela ne doit pas nous empêcher de préciser encore une fois notre point de vue, surtout à l’égard des éléments dont nous craignons que l’autorité veuille les mettre en œuvre :

– Nous ne serons jamais d’accord avec le fait qu’un congé préalable à la pension ne soit pas un droit, tandis que les collègues devraient accepter un job adapté sans avoir été demandeurs. Nous avons lourdement insisté sur le fait que de tels jobs devaient être proposés à des désireux de prolonger leur carrière.

– Nous ne laisserons aucune catégorie sur le bas-côté ! C’est ainsi que c’est à l’autorité à poser SES choix au sujet des catégories pouvant bénéficier des mesures transitoires.

– Nous ne serons jamais d’accord avec une solution qui ne serait qu’un exercice mathématique, mise au point voici des mois, et qui abandonne à son triste sort la toute grande majorité des collègues.

– Nous ne serons jamais d’accord avec une mesure transitoire qui ne court que sur cinq ans. Les promesses du passé doivent être respectées.

– Nous ne serons jamais d’accord avec l’idée que le montant de la pension anticipée serait inférieur au montant pension, histoire de refroidir les demandeurs et de les aiguiller vers le « choix » de la fonction adaptée.

– Nous ne marquerons jamais notre accord sans qu’il y ait une solution « en régime » pour tous les policiers.

– Nous ne marquerons jamais notre accord – MEME PARTIEL – si l’autorité propose de développer une solution en deux ou plusieurs étapes (par exemple, en renvoyant la mise en œuvre d’un statut « en régime » à des discussions « à venir » au sujet des métiers lourds en commission nationale des pensions « à mettre en place »). Nous sommes extrêmement réalistes et nous avons le souvenir de mauvaises expériences avec des politiques … qui avaient pourtant donné leur parole.

Le SLFP Police informe ses membres que nous n’achèterons pas un chat dans un sac. Le message à l’autorité est très clair. La revendication est connue. Nous sommes une organisation syndicale qui refuse de tomber dans le piège du « diviser pour régner » et qui ne laissera tomber aucune catégorie. Pour l’heure, ce qui est évoqué n’est pas du tout satisfaisant !

Vincent GILLES Vincent HOUSSIN
Président National Vice-président National

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