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Proposition de loi sur les tests de dépistage drogues pour les policier(ière)s. La stigmatisation des policier(ère)s doit cesser immédiatement!

Ce matin, nous apprenions que le MR a soumis une proposition de loi pour, entre autres, modifier la loi disciplinaire du secteur policier, afin que l’autorité disciplinaire ordinaire – par analogie avec le test d’alcoolémie – puisse également imposer un test de salive. À ce jour – en dehors de la procédure légale habituelle – il n’existe aucune base légale pour une telle pratique.

« Dès lors, lorsqu’un policier donne l’impression, durant l’exercice de ses fonctions, d’avoir consommé de la drogue, il n’existe pas de base légale claire permettant à l’autorité compétente de le contraindre de se soumettre à un test de détection de drogues.».

De plus, cette proposition de loi prévoit « le principe de la présomption de positivité en l’absence de motif légitime » faisant que le refus vaut constatation positive.

C’est plus qu’un simple signe de méfiance, de la part des autorités politiques, envers les policier(ière)s qui œuvrent quotidiennement pour la sécurité de la société, souvent dans des circonstances difficiles, au cours desquelles ils mettent parfois leur propre vie en danger.

Ainsi, nous devons constater que le politique ne cesse pas de stigmatiser la police. Et c’est ainsi que les policier(ère)s sont maintenant visiblement perçus comme des citoyens de seconde zone, avec la suppression de nombreux droits civiques normalement communs. Nous avons déjà un système disciplinaire très strict (mais apparemment, il ne sera jamais assez strict pour certains), des caméras corporelles et des fleetloggers qui servent accessoirement à garantir la sécurité du personnel, mais surtout à contrôler celui-ci. Si des tests préventifs de dépistage de drogues devaient être utilisés pour que le policier puisse prouver « son innocence », cela en dit long sur le degré de confiance que les politiciens accordent aux policiers.

Comme le ministre lui-même l’a dit, il s’agirait de « quelques-uns »… Est-il donc nécessaire de légiférer spécifiquement pour ces « quelques-uns » et d’introduire l’inversion de la charge de la preuve dans la loi disciplinaire du secteur ?

Les procédures légales actuelles – telles qu’elles sont prévues pour tous les citoyens – sont-elles insuffisantes ? Par exemple, que fera-t-on en cas de faux positif (ce qui arrive aussi aux citoyens) ?

Bien sûr, on peut évoquer notre fonction exemplaire, mais il y a bien d’autres personnes dans ce pays qui ont aussi une fonction exemplaire.
Soyons alors cohérents – pour ceux qui ont le pouvoir de présenter des projet/proposiiton(s) de loi – et donnons aussi l’exemple en commençant à introduire des tests de dépistage de drogues pour les élus. Sous la même devise : si vous n’avez rien à cacher, vous pouvez aussi prouver votre innocence. Sur ce point, des propositions ont été soumises au Parlement, mais avec moins d’enthousiasme.

    Enfin:

Dans l’accord de coalition, nous lisons que le gouvernement fédéral souhaite se manifester comme un employeur attractif pour la police intégrée. En stigmatisant et en soupçonnant ses propres travailleurs, il ne participe vraiment pas à cet objectif.

Dans l’accord de coalition, nous lisons également diverses mesures pour rendre notre statut plus attrayant, mais jusqu’à présent, nous n’avons vu aucune initiative ni proposition législative à ce sujet …

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Conclave 15 & 16 décembre 2025 – Bonne nouvelle ! Reste maintenant la mise en œuvre.

Le ministre de l’Intérieur a annoncé cet été qu’il comptait organiser un conclave, dont l’objectif aurait été de présenter des propositions concrètes à l’issue d’un événement de deux jours, proposition visant à rendre la profession de policier(ière) plus attractive.

Les 15 et 16 décembre, ce conclave s’est tenu au palais Egmont à Bruxelles. En présence des deux ministres de tutelle, ont également pris part à la réunion des experts invités, le commissaire général, les directeurs généraux et les responsables de la Police fédérale, ainsi que des représentants de la Police locale, aux côtés des quatre organisations syndicales représentatives.

Divers groupes de travail furent organisés, au cours desquels de nombreuses propositions, l’une plus concrète que l’autre, furent avancées. Certaines propositions ont été soutenues, d’autres n’ont pas trouvé de consensus.

Les principaux points que nous avons retenus des différentes propositions, et qui auront un impact positif direct sur notre statut, sont:

1. Mise en œuvre de la fameuse Phase 2 émanant de la négociation sectorielle 2022-2024;
2. Révision des échelles barémiques;
3. Revalorisation des fonctions spécialisées (Annexe 19);
4. Accélération du processus de recrutement par une concentration sur un meilleur flux;
5. Meilleur soutien pour les victimes d’accidents du travail;
6. Elaboration d’une véritable politique de fin de carrière, basée sur la pénibilité de la profession, ainsi que sur l’espérance de vie (saine) qui en découle.

En attendant, nous avons appris que les initiatives visant à mettre en œuvre également les mesures qualitatives de l’accord sectoriel précédent sont en cours (y compris la protection médicale, le niveau de pondération du système A, les fonctions spécialisées de l’annexe 19, etc.).

Nous attendons avec impatience la négociation sectorielle prévues à partir du printemps, et nous comptons sur le gouvernement pour tenir parole.

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Cahier revendicatif 2025 – attractivité de la fonction

Il convient tout d’abord de noter que le SLFP Police établit une distinction entre son mémorandum et son cahier de revendicatif. Le mémorandum du SLFP Police est un document qui examine le fonctionnement interne et l’organisation de la police intégrée, et dans lequel le SLFP Police expose sa vision ainsi que ses propositions d’amélioration.

Le présent cahier de revendicatif met l’accent sur les membres du personnel eux-mêmes et vise à renforcer l’attractivité de la fonction, ainsi qu’à améliorer le bien-être et le pouvoir d’achat du personnel.

Télécharger ici: Cahier revendicatif 2025 – attractivité de la fonction