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Le temps est venu pour les managers courageux de sortir du bois…

Depuis la mise en place de cette majorité, la production de projets de textes légaux n’arrête pas. Ainsi, il y a eu la loi-programme Jambon qui, elle-même, a été suivie d’autres (projets de) lois-programmes modifiant durement notre projection individuelle dans l’avenir.

Ces (projets) de loi (-programme) concernent tout le monde, quel que soit l’âge, et affectent non seulement les pensions mais aussi d’autres matières comme, par exemple, les suites d’une inaptitude (par le fait d’un accident ou d’une grave affection).

• Finalement, à quel âge vais-je pouvoir partir?
• Combien d’années de service admissible sont nécessaire?
• Si je n’ai pas 156 jours de travail en temps plein, quelle est la conséquence dans le futur?
• Ai-je droit à un bonus si je vais plus loin que mon âge avancé?
• Vais-je être frappé(e) d’un malus, et si oui de combien?
• Je suis convoqué à la CAPSP/au Medex, que vais-je devenir?
• …

sont les questions existentielles légitimes que nous entendons tous les jours.

Mais y répondre précisément est impossible actuellement puisque ces (projets de) textes s’emboîtent les uns dans les autres, accumulant les effets négatifs, et faisant que tant que le dernier ne sera pas devenu définitif, la situation sera trop instable pour donner la réponse précise à laquelle vous avez droit.

De plus, ce gouvernement lui-même a déjà promis à plusieurs reprises de réaliser des simulations correctes … qui n’ont pas encore été produites.

Cependant, nous pouvons vous garantir que toutes les organisations syndicales, à tous les niveaux de compétence (Comité A, Comité B, Comité de Négociation des Services de Police), mettent toute leur énergie depuis février 2025 dans une opposition argumentée tout en organisant des manifestations interprofessionnelles comme jamais.
Mais nous posons la question de ce qu’il en est de tous les (conseillers de) décideurs du secteur policier : peuvent-elles/ils se regarder dans la glace sans rougir?

Nous avons appris qu’un nouveau projet de loi-programme est dans le tuyau, et vous en avez entendu parler sans savoir de quoi il s’agit précisément. Ce projet de texte porte trois sujets:

1. Le Centindex: c’est-à-dire le blocage de l’indexation automatique au-delà de 4.000 € bruts, soit une mesure qui touche quelques 85 % des membres du personnel du secteur et qui ne sera jamais compensé;
2. Le saut d’index à deux occasions (2026 puis 2028) pour tous nos pensionnés pour tous nos retraités qui reçoivent une pension « supérieure », soit plus de 2.000 euros bruts. Ils recevront 40 euros deux fois au lieu de 2 % deux fois : soit un appauvrissement structurel qui ne sera jamais compensé;
3. L’augmentation de la cotisation patronale « pension » à 38 % pour la police fédérale pour tout nouveau recrutement statutaire : soit l’obligation pour la police fédérale de payer le double de cotisation pour les recrutements statutaires futurs … sans qu’il y ait compensation budgétaire de ce surcoût, et donc ce qui signifie un nouvel appauvrissement de la police fédérale générant possiblement moins de recrutements.

Cela a été l’occasion pour le SLFP Police d’inscrire à l’ordre du jour les deux questions suivantes:

1. Quel est le point de vue des employeurs de la GPI sur toutes les mesures dont vous souffrez déjà, et sur les trois à venir?
2. Vont-ils communiquer à votre intention pour expliquer les choses aussi précisément que possible ET pour démontrer les initiatives qu’ils ont prises pour défendre le(ur) personnel du secteur policier?

Mercredi 22 avril 2026, le point a été l’objet d’un débat en Comité de Négociation … durant environ 5’ … sans qu’aucune réponse ne soit donnée ni par le CG ni par la CPPL au nom des chefs de Corps.

Et pourtant, toutes ces personnes sont impactées tout comme vous. Cependant, aucune ne réagit, aucune ne prend position sur la première question, et aucune n’exprime la moindre envie de vous communiquer la preuve d’initiative prise pour vous défendre.

Dès lors que ces personnes sont impactées, et malgré le devoir de loyauté à l’égard des ministres de tutelle et du gouvernement, nous estimons qu’elles ont de facto le droit d’exprimer par arguments leur sentiment au sujet de proportionnalité de (certaines de) ces mesures et certainement à propos des effets de leur accumulation. Mais surtout, elles ont le devoir de vous informer.

Mais non, toutes ses hautes fonctions et leurs multitudes de conseillers restent résolument silencieuses.

Si les organisations syndicales peuvent se regarder dans le miroir, nous devons conclure qu’il n’en est pas de même des responsables et de leurs conseillers au sein du secteur.

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Action 24/04/2026 : BONNE NOUVELLE !

Le 24/04/2026, le front syndical organisait une première action au sujet de l’attractivité du métier de policier.

À la fin de l’action, nous avons été reçus par le Président du MR, M. Bouchez, ainsi que par le Chef de Cabinet du Ministre de l’Intérieur.
Il faut dire que cette rencontre nous a rassérénés. Le Président a bien entendu nos demandes et nos arguments.
Il a confirmé deux choses importantes :

1. Le régime actuel de fin de carrière ne sera pas affecté tant qu’aucun nouveau dispositif pour la profession spécifique et dangereuse qui est la nôtre n’aura été négocié. Pour ce nouveau projet, il prévoit que les premières négociations pourraient commencer au cours du mois de septembre.

2. Concernant la Phase 2 de l’accord sectoriel précédent (70 euros nets), le Président a confirmé que cette augmentation barémique promise devait être mise en œuvre en premier. Ces égociations
pour cette Phase 2 débuteront en mai et devraient se conclure d’ici l’été. Il a été question d’un possible phasage, avec les collègues du terrain comme public cible prioritaire. En plus de cette Phase 2, il a évoqué une possible augmentation des chèques repas.

Nous attendons ces négociations avec impatience et, bien sûr, nous comptons sur nos interlocuteurs pour qu’ils tiennent parole. Quoi qu’il en soit, nous sommes convaincus que la Phase 2 des négociations barémiques sera négociée et mise en œuvre en premier.

Le front commun (SLFP – SNPS – CGSP – CSC

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Nouvelle circulaire « Conduite prioritaire » : TOTALEMENT à COTE de la PLAQUE ! – Depuis une tour d’ivoire, on cloue les deux pieds des policiers dans le sol !

À l’occasion du Comité de Négociation du 20/04/2026, la version finalede la circulaire (MFO8) sur la conduite prioritaire a été « négociée ».

Bien que les syndicats demandent depuis longtemps la publication d’une circulaire, notamment en réponse à certaines condamnations de collègues qui n’ont fait que leur travail, afin d’offrir aux policier(ière)s une meilleure protection juridique, le gouvernement était visiblement très peu préoccupé par cela…

Ce n’est qu’en raison des faits de Ganshoren que le ministre a apparemment jugé nécessaire d’émettre une nouvelle directive. Constat : celle-ci n’offre aucune protection juridique pour les collègues sur le terrain. Au contraire, la responsabilité repose toujours entièrement sur leurs épaules.

Par ailleurs, il est totalement inapproprié d’utiliser les faits susmentionnés, tels que mentionnés par le porte-parole du ministre dans la presse francophone, pour justifier cette décision de nouvelle directive. Cela crée le sentiment auprès des citoyens qu’il y a lieu à intervention politique pour ces faits.

Dans les moments difficiles, on reconnaît ses amis !

De facto, la responsabilité repose à nouveau sur vos seules épaules à vous, collègues de terrain, sans aucun soutien à attendre. Et par exemple, notre simple demande que la décision de mise en
place d’un « barrage » relève d’un Officier de Police Administrative (OPA) a essuyé un refus catégorique. Il faut se rappeler cependant que des collègues ont déjà été condamnés pour avoir disposé d’un obstacle/barrage sur la voie publique.

Ce dossier-ci n’est pas isolé. La manière dont les directives sont élaborées au sein de la police intégrée aujourd’hui provoquent de plus en plus un malaise syndical.

Rédiger des circulaires et communiquer sur ces nouvelles règles, c’est une chose. Mais décider de politiques qui impactent négativement le coeur du travail policier et laissent le soin de trancher aux tribunaux, c’est un pont trop loin.
Aujourd’hui, nous sommes trop souvent confrontés :
• À des directives fragmentées ;
• À une formation insuffisamment coordonnée ;
• À une connaissance insuffisante de la réalité de terrain ;
• Et à un manque d’ancrage et de protection juridiques.

C’est ainsi que nous devons constater que du haut de cette tour d’ivoire, on ne fait que créer de l’incertitude et figer la police.

Vous ne serez donc pas surpris que les quatre syndicats ont MARQUÉ cette circulaire d’un NON-ACCORD. Le fait que le ministre de la Justice, notre deuxième ministre de la tutelle, ne co-signe pas cette circulaire en dit long également.

Le SLFP Police plaide pour un ancrage juridique des règles au sujet de la conduite prioritaire et des poursuites, offrant une protection juridique adéquate aux policier(ière)s de terrain.

Dès lors que leur protection juridique est toujours insuffisante, nous conseillons à nos collègues de réfléchir à deux fois avant de se lancer dans une conduite prioritaire ou de prendre d’autres mesures. Cette circulaire n’offre pas de protection juridique, mais augmente les risques vis-à-vis de la responsabilité individuelle par des poursuites avec toutes les conséquences que cela implique… Tant au privé que professionnellement.

Il est décevant pour nous de constater que le ministre de tutelle n’est pas à l’écoute réelle des policier(ière)s de terrain, préférant les conseils de technocrates, faisant qu’il ne vous soutient pas en vérité. S’afficher aux côtés de la police est une chose ; les protéger et les écouter activement quand cela compte vraiment en est une autre.

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Négociations visant un accord sectoriel – Le gouvernement ne tient pas parole!

L’accord de coalition comprend la « Phase 2 » des négociations, objet d’un engagement du gouvernement précédent (2022-2024).

« Nos services de police doivent se sentir respectés. Nous veillons donc à conclure un nouvel accord sectoriel pour la police intégrée afin que la deuxième partie de celui-ci puisse être conclu et que la police puisse se profiler comme un employeur attractif ».

La « deuxième partie », appelée communément « Phase 2 » émane donc des négociations de 2024 prévoyant une augmentation des échelles barémiques d’environ 70 euros nets pour tous les policiers. Nous devons nous attendre à ce que certains interprètent les choses différemment, pour pouvoir renier cet engagement …

Ce gouvernement a débuté le 3 février 2025. Après plus d’un an de bavardages, il n’y a actuellement rien de concret sur la table concernant cette Phase 2.

Lors du Comité de Négociation (CNSP) 634, le ministre a évoqué un tableau (dont nous n’avions aucune connaissance) mis au point à la suite d’un conclave … qui nous a donné la très nette impression que les sujets avaient été prémâchés et que l’orientation à leur donner avait été décidée « en petit comité ». Quoi qu’il en soit, les conclusions évoquées à l’issue de ce conclave ne reflétaient pas du tout les priorités ni la voix des syndicats, et encore moins vos attentes. En résumé : la composition du conclave n’était pas représentative et le déroulement en a totalement biaisé le résultat. Les soi-disant conclusions de ce conclave (y compris au sujet de la Phase 2) n’ont été soumises à l’approbation d’aucun participant syndical.

Lors de ce CNSP 634, nous avons exprimé notre mécontentement de ne pas avoir la documentation nécessaire, sans parler du fait qu’il y aurait déjà un « consensus » sur le fameux tableau. Le ministre a déclaré qu’il était transparent (il fallait oser…) et que ce tableau ainsi que le calendrier des négociations concrètes seraient transmis par l’intermédiaire du Président du Comité de Négociation.

Après une nouvelle semaine d’insistance acharnée, nous avons enfin reçu le tableau. Son contenu est, pour le dire gentiment, stupéfiant! De plus, le tableau visiblement construit à la va-vite (il y a des erreurs de traduction du français vers le néerlandais …) ne prévoit pas de Phase 2.
Et nous n’avons toujours pas reçu une quelconque projection d’un timing.

Mais encore plus ahurissant… Ce pauvre tableau ne prévoit également rien de plus pour les policier(ière)s sur le terrain.

Jusqu’ à présent nous n’avons aucune trace des mesures qualitatives qui doivent encore être mises en œuvre (protection médicale, accidents au travail, etc.). En revanche, la volonté de s’attaquer à la NAPAP est, elle, bien concrète.
Donc, la confiance pourtant essentielle à un tel processus de négociation est encore loin d’être présente. Et la patience s’épuise…!

Avec les autres syndicats, nous allons lancer nos premières actions pour exprimer notre mécontentement.