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Négociation sectorielle – Etat des lieux

Après le conclave des 15 et 16 décembre 2025, et plusieurs réunions informelles, les négociations sectorielles ont été officiellement lancées début mai. Ces négociations sectorielles se composent de deux volets : quantitatif (financiers) et qualitatif (statut).

En ce qui concerne le quantitatif, le gouvernement a proposé plusieurs scénarii (12 au total). Ces scénarii peuvent être résumés en trois axes principaux :

1. Augmentation de traitement pour le personnel opérationnel;
2. Prime « d’opérationnalité »;
3. Augmentation des chèques repas + augmentation de l’indemnité tenue.

Il est important de noter que chaque proposition de la partie quantitative doit rester dans une enveloppe de 60 millions.

Concernant l’axe 1:

En résumé, ces propositions prévoyaient une augmentation de traitement de +/- 50 euros pour un nombre limité de collègues (B2 et B3, par exemple, seulement 29 à 18 euros) et excluaient plusieurs catégories (comme l’un des scénarii p.ex. qui excluait B3, B4 et B5, mais prévoyait une échelle B6 (également 50 euros).

Concernant l’axe 2:

La prime « d’opérationnalité » prévoyait une prime comprise entre 61 et 49 euros (au-dessus de 28 000 euros de salaire), mais aucune catégorie n’était exclue (ce qui constitue notre position de principe !).

Concernant l’axe 3:

Le problème avec les propositions précédentes est principalement le fait que les retenues d’impôt et/ou les cotisations de sécurité sociale doivent être versées, ce qui fait que parfois plus de la moitié du montant brut prévu ci-dessus disparaît à cause des impôts.

Notre position a été qu’il devait y avoir plus de net dans votre poche. L’autorité a ainsi présenté une douzième (et ultime) proposition. Celle-ci se compose de deux parties : d’une part, une augmentation des chèques repas de 4 euros (10 euros au lieu de 6 euros) est prévue pour chaque membre du personnel ; d’autre part, la compensation pour l’entretien de l’uniforme serait augmentée de 45 euros (net).

Cette proposition implique donc une augmentation nette totale de 113 euros pour le personnel opérationnel. Mais le personnel CaLOG n’est pas oublié et recevra également les 68 euros par l’augmentation des chèques repas.

En conclusion,

À ce jour, et en tenant compte du contexte budgétaire et de l’enveloppe fermée de 60 millions, cette dernière proposition semble être la plus intéressante. En plus, vous devez savoir que l’autorité a confirmé que l’exécution de la proposition, si accord final il y a, est prévu à partir de janvier 2027.

Nous avons tout de même demandé :
– D’une part, que soit créée une cinquième échelle barémique pour le cadre des agents et BAGP ;
– D’autre part, que soient séparés les volets quantitatif et qualitatif (en travaillant avec des accords intermédiaires), car il semble que la partie qualitative/statutaire prendra encore beaucoup de temps dans les groupes de travail pour parvenir à des conclusions positives.

Nous attendons la prochaine session de négociation (16/07) et nous vous tiendrons informés dans tous les cas. Dès que les négociations seront terminées, nous organiserons un nouveau sondage auprès des membres (comme pour tous les dossiers majeurs), afin de connaître votre opinion et ainsi déterminer notre mandat.

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Consultation des membres : le nouvel uniforme – Le personnel de terrain s’est exprimé

La consultation concernant le nouvel uniforme est clôturée. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le sujet suscite un vif intérêt sur le terrain!
La participation massive à cette enquête en est la preuve évidente : 6 957 collègues ont fait entendre leur voix (78,27 % PolLoc – 21,73 % PolFed).
Dans le cadre de cette consultation, votre avis et vos préférences vous étaient demandés sur deux concepts distincts : Proposition A : Le concept déjà négocié. Proposition B : La proposition de compromis du Ministre Quintin.

L’enquête donne les résultats suivants:

1. Tous les participants
PROPOSITION A : 5255 (75,54 %)
PROPOSITION B : 1702 (24,46 %)

2. Participants en uniforme
PROPOSITION A : 4254 (77,33 %)
PROPOSITION B : 1247 (22,67 %)

3. Cadre de base et cadre moyen
Plus de 6 063 des 6 957 collègues ayant voté (soit 87,15 %) appartiennent aux catégories des cadres de base et des cadres moyens.
PROPOSITION A : 4707 (77,63 %)
PROPOSITION B : 1356 (22,37 %)

À la question de savoir si vous pourriez valider ce choix au cas où l’autorité opterait pour le modèle B, et ce, indépendamment des résultats de cette consultation, seuls 55,76 %
ont répondu OUI, contre 44,24 % de NON.

Pour nous, c’est clair: LE PERSONNEL DE TERRAIN S’EST EXPRIMÉ!
Votre voix sera transmise telle quelle aux ministres de tutelle. Un grand merci pour votre participation massive!

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Sondage nouvel uniforme

Cher collègue,

On a déjà beaucoup parlé du nouvel uniforme. Il faut dire qu’après plus de 25 ans, le concept est effectivement dépassé et que notre uniforme actuel avait/a besoin d’une mise à jour.

Le 31 mai 2024, la ministre de l’Intérieur Verlinden a présenté un nouvel uniforme, après qu’il ait reçu le feu vert du Comité directeur, de la Commission de l’Uniforme, le Comité de négociation et du Comité de Coordination de la police intégrée.

Cependant, le ministre de l’Intérieur Quintin nouvellement désigné a refusé cet uniforme. En conséquence, le concept a été ajusté. Lors de la réunion du Comité de Négociation du 27/05/2026, un nouveau concept a été proposé, appelé « proposition de compromis ».

Lors de cette réunion du Comité de Négociation, les syndicats furent invités à donner leur avis.

Comme ce sujet est trop important pour nous, et que nous souhaitons connaître l’avis des policier(ière)s, il a été décidé d’organiser d’abord un sondage à votre adresse.

Dans cette enquête, votre opinion/préférence est interrogée sur ces deux concepts. Nous comptons sur une participation massive, afin de pouvoir offrir une réponse représentative à l’égard du concept qui pourra ou non être soutenu par le SLFP Police.

Merci d’avance pour votre coopération!

Cliquez ici pour participer au sondage

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Le temps est venu pour les managers courageux de sortir du bois…

Depuis la mise en place de cette majorité, la production de projets de textes légaux n’arrête pas. Ainsi, il y a eu la loi-programme Jambon qui, elle-même, a été suivie d’autres (projets de) lois-programmes modifiant durement notre projection individuelle dans l’avenir.

Ces (projets) de loi (-programme) concernent tout le monde, quel que soit l’âge, et affectent non seulement les pensions mais aussi d’autres matières comme, par exemple, les suites d’une inaptitude (par le fait d’un accident ou d’une grave affection).

• Finalement, à quel âge vais-je pouvoir partir?
• Combien d’années de service admissible sont nécessaire?
• Si je n’ai pas 156 jours de travail en temps plein, quelle est la conséquence dans le futur?
• Ai-je droit à un bonus si je vais plus loin que mon âge avancé?
• Vais-je être frappé(e) d’un malus, et si oui de combien?
• Je suis convoqué à la CAPSP/au Medex, que vais-je devenir?
• …

sont les questions existentielles légitimes que nous entendons tous les jours.

Mais y répondre précisément est impossible actuellement puisque ces (projets de) textes s’emboîtent les uns dans les autres, accumulant les effets négatifs, et faisant que tant que le dernier ne sera pas devenu définitif, la situation sera trop instable pour donner la réponse précise à laquelle vous avez droit.

De plus, ce gouvernement lui-même a déjà promis à plusieurs reprises de réaliser des simulations correctes … qui n’ont pas encore été produites.

Cependant, nous pouvons vous garantir que toutes les organisations syndicales, à tous les niveaux de compétence (Comité A, Comité B, Comité de Négociation des Services de Police), mettent toute leur énergie depuis février 2025 dans une opposition argumentée tout en organisant des manifestations interprofessionnelles comme jamais.
Mais nous posons la question de ce qu’il en est de tous les (conseillers de) décideurs du secteur policier : peuvent-elles/ils se regarder dans la glace sans rougir?

Nous avons appris qu’un nouveau projet de loi-programme est dans le tuyau, et vous en avez entendu parler sans savoir de quoi il s’agit précisément. Ce projet de texte porte trois sujets:

1. Le Centindex: c’est-à-dire le blocage de l’indexation automatique au-delà de 4.000 € bruts, soit une mesure qui touche quelques 85 % des membres du personnel du secteur et qui ne sera jamais compensé;
2. Le saut d’index à deux occasions (2026 puis 2028) pour tous nos pensionnés pour tous nos retraités qui reçoivent une pension « supérieure », soit plus de 2.000 euros bruts. Ils recevront 40 euros deux fois au lieu de 2 % deux fois : soit un appauvrissement structurel qui ne sera jamais compensé;
3. L’augmentation de la cotisation patronale « pension » à 38 % pour la police fédérale pour tout nouveau recrutement statutaire : soit l’obligation pour la police fédérale de payer le double de cotisation pour les recrutements statutaires futurs … sans qu’il y ait compensation budgétaire de ce surcoût, et donc ce qui signifie un nouvel appauvrissement de la police fédérale générant possiblement moins de recrutements.

Cela a été l’occasion pour le SLFP Police d’inscrire à l’ordre du jour les deux questions suivantes:

1. Quel est le point de vue des employeurs de la GPI sur toutes les mesures dont vous souffrez déjà, et sur les trois à venir?
2. Vont-ils communiquer à votre intention pour expliquer les choses aussi précisément que possible ET pour démontrer les initiatives qu’ils ont prises pour défendre le(ur) personnel du secteur policier?

Mercredi 22 avril 2026, le point a été l’objet d’un débat en Comité de Négociation … durant environ 5’ … sans qu’aucune réponse ne soit donnée ni par le CG ni par la CPPL au nom des chefs de Corps.

Et pourtant, toutes ces personnes sont impactées tout comme vous. Cependant, aucune ne réagit, aucune ne prend position sur la première question, et aucune n’exprime la moindre envie de vous communiquer la preuve d’initiative prise pour vous défendre.

Dès lors que ces personnes sont impactées, et malgré le devoir de loyauté à l’égard des ministres de tutelle et du gouvernement, nous estimons qu’elles ont de facto le droit d’exprimer par arguments leur sentiment au sujet de proportionnalité de (certaines de) ces mesures et certainement à propos des effets de leur accumulation. Mais surtout, elles ont le devoir de vous informer.

Mais non, toutes ses hautes fonctions et leurs multitudes de conseillers restent résolument silencieuses.

Si les organisations syndicales peuvent se regarder dans le miroir, nous devons conclure qu’il n’en est pas de même des responsables et de leurs conseillers au sein du secteur.