Article d’opinion « Gendarmerie 2.0 ».
En ce qui concerne le ministère de l’Intérieur, on peut parler un peu plus de Theo …
La semaine dernière, l’attention de nombreux policiers était retenue non seulement par les émeutes massives à Bruxelles et Liège, mais aussi par la proposition de créer une sorte de « brigade mobile » de la Gendarmerie pour faire face à de telles émeutes.
Tout d’abord, il faut constater que le ministre de la Défense se préoccupe, comme tant de citoyens et de policiers, de l’hystérie et de la destruction massives dans le centre dans nos grandes villes.
C’est d’autant plus frappant, dès lors que les deux ministres de tutelle, précisément, sont restés un certain temps anormalement silencieux au sujet de faits qui auraient dû les faire réagir immédiatement.
Ce n’est pas la première fois que Theo Francken propose de donner plus de poids aux forces de sécurité. Par le passé, il avait déjà plaidé pour équiper les policiers d’un FN 303, mais a également ajouté que les policiers devaient ainsi bénéficier de la protection juridique nécessaire lorsqu’ils utilisaient les moyens spéciaux prévus. À ces sujets, nous sommes complètement sur la même longueur d’onde !
Que sa dernière idée soit bonne ou pas, il faut constater qu’il y a au moins un ministre qui propose des solutions à cette violence insensée. Et ce n’est pas une idée inutile : l’enquête menée par VTM montre qu’au moins 82 % des participants soutiennent cette idée.
Car si Theo Francken exprime qu’il est urgent de revoir et de renforcer la « structure » actuelle de la police intégrée, il a certainement raison.
L’organisation actuelle existe depuis 25 ans et se caractérise principalement par une fragmentation, également au sein de la police fédérale – de capacités et de pouvoirs. Cependant, une véritable structure militaire n’est pas vraiment nécessaire, car au sein de la police intégrée, nous avons déjà une armée… une armée mexicaine.
Et cette armée mexicaine est immobile depuis 25 ans, à l’exception de quelques changements dans les marges. Une entreprise qui stagne depuis 25 ans et qui ne réussit pas un exercice rigoureux d’efficacité est appelée à faire faillite.
Les différentes tentatives, comme l’optimisation de la police fédérale (2014), ont été soit habilement repoussées par les politiciens de l’époque ; soit boycottées de l’intérieur.
Les propositions actuelles de réforme de la police fédérale font exactement l’inverse de ce qui est nécessaire : renforcer cette armée mexicaine sans apport de gain réel en efficacité sur le terrain, avec une réduction partielle des instruments de police administrative …
Récemment, nous avons lu dans les médias que le Premier ministre De Wever « examine l’idée d’un pécule de vacances pour les pensionnés ». Nous le sollicitons alors pour qu’il s’intéresse également à la police intégrée dans le but d’une restructuration de toute cette police intégrée. L’idée d’un seul ministre de la Sécurité (Justice et Intérieur) où tous les pouvoirs seraient recentralisés devrait également être examinée.
Bien sûr, certains ont rapidement démonté cette idée., notamment lors du podcast, soulignant que : « … ceux-ci (NDLR : les gendarmes) étaient des demi-fascistes… ». Sur quels critères objectifs se base-t-on pour évoquer une telle idée ? Cela reste un mystère (sauf si la série « 1985 » est considérée comme une vérité absolue, et que tous les gendarmes partageaient une et une seule pensée).
D’un autre côté, la professeure Sofie De Kimpe frissonne à cette idée, et affirme que plus on investit dans le concept « Law and Order », plus on crée de résistance. Are you serious Professor ?
La seule réaction sensée en tant qu’expert est venue du professeur Jelle Janssens : « il est d’accord sur le fait que la mission du respect de l’ordre public aujourd’hui va de pair avec des obstacles. Elle mérite vraiment beaucoup plus d’attention et d’investissement. Surtout dans l’intérêt de la sécurité des policiers. »
Et c’est littéralement ce que Theo Francken a dit : « ça ne peut pas continuer comme ça ! ».
Beaucoup de citoyens et de policiers partagent le même avis.
Tout d’abord, il convient de noter qu’il n’existe plus de « véritable réserve » dans la police fédérale, compte tenu des importants déficits accumulés ces dernières années, avec l émergence de cet état d’armée mexicaine pourtant complètement fragmentée.
Cependant, nous voyons une solution, tant opérationnelle que sociale, dans la création d’une « réserve générale », avec une structure au niveau provincial. C’est une situation gagnant-gagnant évidente tant pour le gouvernement que pour le personnel impliqué.
Les Directeurs coordinateurs provinciaux disposeraient ainsi d’une véritable réserve opérationnelle qui pourrait être déployée rapidement dans les grandes villes de la province en cas de besoin spécifique et/ou de nécessités de sécurité.
Alors…
Au lieu de brûler l’idée de Theo Francken, le monde politique devrait plutôt débattre du fond à ce sujet. Parfois, on peut espérer se sortir d’un problème « en se mettant la tête dans le sable », souhaitant ainsi qu’il se résolve tout seul.
Mais malheureusement, nous sommes ici face à un problème qui va devenir récurrent, et qui ne fera qu’empirer avec un grand risque de conséquences dramatiques.
Donc, en ce qui concerne le ministère de l’Intérieur, on peut parler un peu plus de Theo …
| Vincent Gilles
Président National +32475304864 |
Vincent Houssin
Vice – Président +32485184952 |