22.05.2019

Diminution de 30 % des candidats policiers ! Le métier et son statut ne sont d’évidence plus attractifs. Piqûre de rappel pour le prochain gouvernement …

Diminution de 30 % des candidats policiers ! Le métier et son statut ne sont d’évidence plus attractifs. Piqûre de rappel pour le prochain gouvernement …

Le nombre de candidats à la carrière de policier est en chute libre ! En 2018, par rapport à 2014, ce nombre a même diminué de plus de 30 % (11946 t.o.v. 8198).

Maintes fois, nous avons déjà averti les différents partis politiques sur le fait qu’il faut rendre le métier de policier plus attractif. Les gouvernements précédents ont opéré une série d’économies en gelant le statut et les échelles barémiques pendant 18 ans ; mais de ce fait, ils ont aussi fait que l’appareil policier tourne comme une roue carrée avec un métier de policier qui n’est plus attractif.

Récemment, nous avons réussi à faire admettre notre constat selon lequel les échelles barémiques des policiers et des collègues Calog dans le secteur étaient anormalement inférieures (pour certaines) à leur equivalent dans le reste de la Fonction publique. Tandis que certains politiques avaient le culot de prétendre que les « policiers étaient bien (très) payés », il est en effet apparu – sur l’insistance du seul SLFP Police – par des analyses précises du Cabinet et du Secrétariat social de la police … que c’était totalement faux.

Il est aussi évident que la violence dont les policiers sont victimes – violence qui est en augmentation constante aussi bien en nombre de cas, qu’en intensité et qu’en partage sociétal – ainsi que le trop grand nombre de plaintes vides de sens contre les policiers, que le mépris affiché par certaines autorités dans le traitement de ces cas de violence en termes de sanction et/ou d’assistance, sapent dangereusement la motivation des policiers.

Après des prétentions mensongères à l’égard du revenu des policiers, certains politiques (quelquefois les mêmes) ont ensuite prétendu que la Belgique comptait plus de policiers que les pays voisins en Europe. C’est aussi une fable et ce fut démontré par les chiffres. C’est un troisième élément lourd de conséquences pour la charge psychosociale des collègues.

Quels sont les faits réels ?

  • Les économies structurelles opérées dans l’appareil policier qui mettent son fonctionnement et le service policier à la population en danger ;
  • Les attaques larvées mais constantes à l’égard du statut des policiers ;
  • Le non-respect des droits acquis en matière de pensions (aussi bien en matière de calcul qu’en matière de limite d’âge) ;
  • Des échelles barémiques gelées depuis … 18 ans.

Il s’agit donc pour le SLFP Police d’adresser au monde politique, tous partis confondus, une sérieuse piqûre de rappel dans le cadre de la mise en place du futur gouvernement :

  • Pour faire en sorte que le métier de policier soit considéré comme spécifique ;
  • Pour mettre en place un cadre satisfaisant de protection juridique et psychosociale ;
  • Pour faire en sorte que les faits de violence contre les policiers soient l’objet de sanctions réelles et satisfaisantes ;
  • Pour faire en sorte que le métier de policier redevienne attractif par un statut intéressant ;
  • Et ainsi, pour faire que les échelles barémiques soient enfin revalorisées.

Selon le SLFP Police, c’est la seule voie praticable pour que le métier de policier redevienne attractif de manière telle que suffisamment de candidats se présentent aux portes de la police. La chute vertigineuse du nombre de candidats est bien plus qu’un signal d’alarme pour la sauvegarde d’un service policier à la population digne de ce nom !

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